La viralité, ou comment seul je ne peux rien, mais ensemble nous pouvons tout…

Post court, simplement pour évoquer une certaine reflexion autour de cette fameuse question du buzz…Comment une idée devient-elle virale ?

Ma compréhension de l’App Store, c’est qu’il y a les applis qui ont été vendues en tout moins de 200 fois, et celles qui se vendent à au moins 200 exemplaires par semaine. Mais où se fait la bascule ? Mettons de côté immédiatement les sociétés qui mettent des millions dans la communication, je sais bien que ça marche, mais je ne dispose pas de ce genre de budgets…Les indépendants, même très sociables, ont un cercle restreint d’amis (une ou plusieurs centaines, mais guère plus); pourtant certains franchissent le seuil. Comment ?

Allez donc voir ailleurs

Une fois n’est pas coûtume, je vais d’abord vous demander d’aller voir ailleurs, non pas si j’y suis (car je n’y suis pas), mais pour qu’on parle bien tous de la même chose. Le formidable document disponible sur ted.com intitulé « How to start a movement » ne dure que quelques minutes et, s’il est en anglais, dispose de sous-titres dans presque toutes les langues communément parlées :

How to start a movement, par Derek Sivers

Cela étant fait, procédons.

Gaining momentum

Comment atteindre ce momentum, ce seuil ? Prenons l’exemple du jeu WarpOut que je viens de lancer sur l’App Store…Bien évidemment, depuis qu’il est en ligne, mes parents, mes cousins, mes plus proches amis, gamers ou non, l’ont acquis. Mais cela ne suffit pas à faire d’eux les premiers suiveurs. Il faut encore qu’ils notent l’application, qu’ils en fassent une critique (si possible pas trop dithyrambique) et, le point le plus important, qu’ils en parlent autour d’eux, qu’ils provoquent eux-mêmes à leur tour des ventes.

Mais attention ! Rappelons-nous bien que nos amis ne sont pas des commerciaux, et ne sauraient être traités comme des employés (on y perdrait bien plus que des ventes).

La difficulté est justement là; il faut que votre cercle le plus proche devienne « spontanément » un vecteur de communication de votre produit : il faut respecter vos amis (bon, je dis surtout ça pour le coup où j’aurais des amis qui lisent l’article).

En pratique, je fais quoi ?

En pratique, un outil merveilleux vous facilite (un peu) la tâche : le livre des faces (ou facebook, pour les bilingues — Amazing !).

Outre le fait de poster comme un porc sur votre mur (sur le vôtre, n’allez pas spammer vos amis), il vous faut créer une page; cette page est le QG de l’info, c’est le site internet de votre produit qui est déjà prêt à rencontrer vos amis, leurs amis et divers inconnus, prêt à être détroussé comme une paysanne moyen-âgeuse par Google.

Cette page, vous n’y couperez pas, il faut que 30 personnes l’aiment (sinon votre page est invisible, pour ainsi dire). Votre premier cercle d’amis; croyez-moi, vous pouvez compter sur eux.

Ensuite, il faut générer du contenu, et ce contenu doit être viral, au sens ou Facebook l’entend. Qu’est-ce à dire ?

Un contenu est viral, pour Facebook, lorsqu’il commence à être vu par des témoins de 2e rang (vous diffusez une image, vos amis la voient : 1e rang; ils l’aiment ou la partagent, leurs amis voient ce like ou ce partage : 2e rang, bravo, vous êtes viral).

À ce stade, ne demandez pas à vos amis d’aimer votre contenu, car vous ne feriez, au mieux, qu’étendre votre cercle d’amis à leur cercle d’amis; vous ne pourrez en aucun cas demander aux amis de vos amis d’aimer ce que vous faites. Du coup, vous devez faire du contenu que les gens aiment. Et c’est là que votre page Facebook est un formidable vecteur de communication.

Si vous avez un site internet, même formidable, mais que personne ne le visite, vous ne faites rien.

Si vous avez une page avec beaucoup d’abonnés, votre moindre remarque leur sera présentée (d’où l’intérêt d’un contenu de qualité).

Le contenu

Selon votre produit, vous pouvez produire du texte, des photos, des bandes sonores, des vidéos. Dans ce dernier cas, créez un compte Youtube et publiez vos vidéos sur youtube, vous les lieerez ensuite à votre page.

Pour les images, vous pouvez utiliser un compte Flickr (ou autre), ou bien directement intégrer les photos dans Facebook (en utilisant comme il faut les identifications).

Soyez patients, cela prendra du temps; mais, en quelques semaines, vous serez visible sur Google, vous aurez un grand nombre de spectateurs, abonnés ou non, et il suffira de peu de contenus exceptionnels pour franchir la barrière.

Mon exemple

Sur ma page WarpOut, j’ai décidé de ne pas parler du jeu, ou presque pas. Mais d’y faire constamment référence. Voici, en images, ce que cela peut donner :

Premier cas — la fausse pub qui tombe bien, niveau actualités

La fausse pub iPhone 5

Deuxième cas — la fausse pub qui tombe bien, niveau culture pop (attention, toutefois, la référence réduit clairement votre cible)

La fausse pub Big bang theory

 

Troisième cas — la fausse pub qui tombe bien, parce qu’elle tombe bien partout où elle tombe

La fausse pub Blake Lively

 

Autre chose ?

Beaucoup d’autres choses : n’oubliez jamais le lien, soit vers votre page (idéalement), soit vers l’appli (notamment si vous pensez que les ventes pourront être directement réalisées).

Ensuite, créez un compte twitter spécifiquement pour votre produit ( ex : twitter.com/warpout1 ) et liez le contenu de votre page Facebook à ce compte; ça prend une minute.
Puis abonnez ce compte au maximum de comptes twitters liés à votre produit que ce soit (ça prend plus qu’une minute), mais attention à ne pas vous abonner à des comptes inactifs depuis 3 ans, ou bien des comptes à 3 followers…

 

Si avec tout ça vous n’êtes pas encore abonnés à ma page, c’est que je ne sais pas du tout de quoi je parle.

Addendum de dernière minute…

Si votre produit est une appli mobile (comme c’est le cas pour mon WarpOut), pensez à intégrer les fonctionnalités socialisantes :

  • le Game Center donne de la visibilité dans le monde entier (il y a partout des gamers fous dont le seul but dans la vie semble être de battre tous les records de tous les jeux);
  • Facebook, encore une fois, est un formidable vecteur : permettez à vos utilisateurs de voir, parmi leurs amis, ceux qui jouent au même jeu, de comparer leur score…Offrez la possibilité aux gens d’inviter des amis à jouer à votre jeu; au début, il ne se passera rien; mais un jour un déclic se fera (ou pas) et vous aurez enfin obtenu ce « ‘momentum ».

Je vous le souhaite autant qu’à moi…

5 réponses à to “La viralité, ou comment seul je ne peux rien, mais ensemble nous pouvons tout…”

  • GreG:

    M’est avis que t’as pas payé les droits de reproduction aux photographes et aux modèles :-)

  • super billet, tu fais d’une pierre de coup.Comme tes conseils pour la page facebook ;).
    j’essayerai à l avenir d’appliquer tes conseils.

  • Petit complément pas tout à fait inutile; si vous avez créé votre page FB, ne spammez pas cette page; au-delà de trois posts par jour, les posts n’arriveront plus sur le fil d’actualité des gens qui vous aiment, votre page sera considérée comme spam. Autre point notable, un changement de couverture sur votre page sera plus « remarquable » qu’un simple post…

  • SeigneurAkira:

    Salut Bruce,

    J’ai vois que vous vous êtes intéressé à la viralité des contenues/jeux/vidéos sur internet.
    Maintenant que vous avez une bonne expérience dans le domaine, je me demandais si un jour vous ferez une vidéo sur le sujet?

    C’est une problématique intéressante et au vu de votre succès cette année, je me dis que vous avez du trouver des réponses :).

    Je ne sais pas si vous lisez encore les commentaires sur cette page, mais je n’ai pas trouvé de meilleur endroit pour vous en parler.